La vérité nue



Je n'ai pas voulu t'abîmer, je préfère la peur au bonheur. Parce que la peur, elle, elle passe, le goût du bonheur, lui, il reste et moi, il me reste toujours en travers de la gorge. Est-ce que tu me comprends ? J’étais toute prête à arriver. Dans ma folie il y avait du bon sens. Au final, peu importe, que l'on soit à poil ou pas, peu m'importe, juste, regarde-moi comme je te regarde toi. Pour guérir. Parce que nul médocs, nulle psychochose ne peut me défaire de cet état, pas même le pseudo amour de ces autres qui n'auront rien en retour, que mon mépris éternel, que ma désinvolture et mes coups sur leurs blessures. Toi, toi retiens-moi. Ça m'arrache un bras, mais tu vois, je tiens à toi. Ne leur dis pas. Et si tu tiens à moi, ne me le dis pas, je n'aime pas ça. Je n'ai jamais pu piffrer les élans d'amours, les mots doux et autres conneries. Ne m'embrasse même pas, tiens juste à moi, retiens moi à moi.