Je me suis raccrochée à une boite
de sucre. Celle que tu as achetée, de la bonne couleur. Le roux qui va avec le
café. Celui que j’aime t’apporter, même quand je pense qu’il est dégueulasse,
juste parce que l’espace de trente secondes, j’y gagne un sourire. A chaque
fois je viens en paix et je repars en peine. Alors je m’accroche à cette boite
de sucre. A tes rires à mes vannes de merde. A tes yeux qui me cherchent quand
je les fuis. Aux miens qui te cherchent lorsque c’est toi qui fuis. Reste à me resservir
un café, puisque tu ne proposes pas le dessert.