Hedda et le clair-obscur


Noir. Ou clair-obscur. Ses pensées étaient claires, toute la soirée durant. La nuit nous enveloppant, c’est clopin-clopant que nous sommes rentrés. Ensemble.  Les clair-obscur se marient si bien quand la pénombre nous rends gris tout deux sous la lumière tamisée des halogènes. Je t’ai connu une nuit. Ton visage s’estompe déjà, me reste le souvenir des corps. Quand au levant tu en redemandais, le jeu était déjà fini puisque l’obscurité n’y était plus. Je ne donne rien dans la clarté, mais donne tout dans mes élans d’ivresses profondes, noires comme l’ébène. N’insiste plus, le jeu est déjà fini. Il eut fallu prendre de force ce que je ne voulais plus donner ou me laisser m’adonner mais à moi, il ne faut rien me demander. Le jeu a commencé comme mon ivresse l’a décidé, il a pris fin quand mes pensées l’ont voulu. Pardonne-moi mais tu n’es qu’une proie au milieu des autres. Même si j’ai aimé la clarté de tes pensées, l’obscurité de tes traits, pardonne-moi, mais ce jeu n’était pas fait pour durer.