La vérité nue



Je n'ai pas voulu t'abîmer, je préfère la peur au bonheur. Parce que la peur, elle, elle passe, le goût du bonheur, lui, il reste et moi, il me reste toujours en travers de la gorge. Est-ce que tu me comprends ? J’étais toute prête à arriver. Dans ma folie il y avait du bon sens. Au final, peu importe, que l'on soit à poil ou pas, peu m'importe, juste, regarde-moi comme je te regarde toi. Pour guérir. Parce que nul médocs, nulle psychochose ne peut me défaire de cet état, pas même le pseudo amour de ces autres qui n'auront rien en retour, que mon mépris éternel, que ma désinvolture et mes coups sur leurs blessures. Toi, toi retiens-moi. Ça m'arrache un bras, mais tu vois, je tiens à toi. Ne leur dis pas. Et si tu tiens à moi, ne me le dis pas, je n'aime pas ça. Je n'ai jamais pu piffrer les élans d'amours, les mots doux et autres conneries. Ne m'embrasse même pas, tiens juste à moi, retiens moi à moi. 

Post-coït



Il pense encore qu'il va pouvoir me la mettre. Bougre de con. Il pense encore que je vais lui donner ce qu'il veut. Raté mon du con. Si je veux. Uniquement si je veux. Que toi tu veuilles et quoi que tu veuilles, je m'en contrefous. Mais je t'aime, tu le sais, non ? Pourquoi tu ne veux pas me faire confiance ? Pourquoi tu me prends pour un con ? Mais parce que tu es un con. Et moi aussi je suis un con. Donc prends mon con et casse-toi. Non ? Soupir. Encore et encore. je me demande encore ce qu'il ne comprend pas. Parce que c'est pourtant clair. Baise-moi et casse-toi. Foutus bonhommes qui vous trouent partout et s'attachent à nous quand on leur demande juste de serrer un peu plus fort. Encore un effort et il va comprendre. Je t'aime Cathy, je ne partirai jamais. Il ne comprendra jamais. Soit. Il baise bien, alors il restera, il peut être utile. Mais bon sang, ce qu'il peut être con.

Culture G



Vous connaissez Joe Hill ? Non. Très bien. Vous connaissez Louise Michel ? Non. Très bien. Vous connaissez Isadora Duncan. Non. Très bien. Peu importe. Sinon, vous vous souvenez des enfants ? Les enfants ? Oui, oui, avec leur joues joufflues et leurs yeux plein de brillant ? Celui là même qu'on s'empresse parfois de leur enlever à grands coup de dents. Excusez moi mais... Non. Non, je ne vous excuse pas, laissez moi poursuivre, donc coup de dents, coups de couteaux aussi et puis coup de bite aussi, de temps en temps. Parce qu'il faut bien que les enfants deviennent grands, n'est-ce pas ?

Vous me direz “queuement”, je vous dirais “dedans." Au-dedans des enfants, parce que les grands sont vraiment cons, bêtes et méchants. C'est ce que vous voulez dire depuis le début ? S'il n'y avait que cela, croyez-moi, je ne serai peut-être pas venue. Je ne perdrais pas mon temps à courir après la douceur de l'enfance. c'est pris, c'est fini, foutu, c'est perdu. Je suis venue parce qu'on m'a pris ce qui m'en restait quand j'ai grandi. 

On m'a mise à genou, maintenant pour tenir encore un peu debout, c'est moi-même qui m'agenouille, partout, pour tous, cela m'évite de choisir, de trop réfléchir  je prends qui passe, tant pis si c'est mon corps ou mon semblant de coeur qui y passe. Je m'en contre fous, au moins c'est à moi. 

Pas comme le rire des enfants que j'entends encore me remuer, me remuer, me remuer, me remuer et de nouveau, encore, encore et encore, me faire aller là où les enfants ne doivent pas aller pourtant. Pardonnez-moi, pour une fois je m'excuse, mais bref. En bonne petite fille bien élevée, je vous salue monsieur, dîtes bonjour à madame. Merci, au revoir.

En attendant...




Enculé d'utérus, ou d'intestins, au choix ! Je sais vraiment pas ce que j'ai. Pas les règles, c'est pas encore trente et un jour par mois ça. Pas de truc bidule rénal, le doc y dit non, il est con, certes, mais il est doc, hein. Reste que je n'en peux plus de jouer à la vague dans le pieu, rien n'y fait bordel. Quatrième tentative de medoc en deux heures, cahouet, j'ai putain de mal. Ok, j'ai pigé, une seule solution, traiter le mal par le mal. Bédo, vodka, je vois que ça... ça va ... légèrement mieux. Je tiens plus tellement debout, mais là, on s'en fout, tout ce que je veux, c'est roupiller, en boule, tranquille, pas pliée en douze par ces foutues douleurs à la con. Je veux savoir ce que j'ai et puis finalement non, je m'en fous. Là, je veux être à poil et  me tordre de part et d'autre mais juste pour frotter mon putain de pubis chauffé à blanc contre les draps. Je veux juste ça, ça ira très bien ça. Y a plus que ça. En attendant que.

Viendra un jour où...




Elle appellera ou elle n'appellera pas. Elle dira quelque chose ou rien. Hier c'était demain. J'ai vidé toute ma merde, je n'ai plus rien à dire. Peut-être demain. N'hésite pas toi aussi, à vider la tienne. Arrête la télé, garde la bière et la clope, t'auras pas à te saigner pour la retraite. Écris ta merde, on est un paquet à en être plein. Soigne-toi bien, oublie le médecin, tu vois, lui, il n'existe pas, il dépend de qui tu es, il est celui que tu veux qu'il soit ; et il joue avec ça. Le mien, n'existe pas. C'est pour ça qu'il est bien. Il n'a servi à rien alors que tous les médecins prétendent servir à quelque chose.  Je peux dire ce que je veux, même que je t'emmerde. Tu pourrais faire pareil.

Remember the time

Texte présenté lors d'un "concours" universitaire... il va sans dire que mon texte (perfectible, mais j'ai la flemme... ) n'a pas été retenu.

Cathy

C
athy dépasse enfin la dernière ligne de  chemin de fer, celle qui la sépare de chez elle. Celle qu’elle préfère. Il fait nuit noire, pas un chat, pas un couillon dehors, nul quidam et à l’heure qu’il est, elle, elle avance sans état d’âme. Son boulot, elle l’a fait à moitié, aujourd’hui comme d’habitude. Mais ce soir, elle s’en fout et, globalement, on peut dire que Cathy se fout de tout. Ce qu’en dit son patron, sa mère, la voisine, le chat du voisin du dessous, Cathy s’en cogne. Cathy n’est pas le genre de nana à s’encombrer d’états d’âme et encore moins de questions métaphysiques quant à sa responsabilité, à son hypothétique citoyenneté, à la triste condition prolétaire et banlieusarde ni même, et surtout, du regard des autres, Cathy n’y prête strictement aucune attention. En fait, Cathy se divertit de l’avis des autres. Et tandis que nul ne s’aventure sur la treizième voie, elle, elle prolonge le trajet pour le plaisir de se sentir prise entre la nuit, les trains et qui voudra bien emprunter ce chemin.

Lui, il n’a envie de rien. Comme d’habitude. Rien de chez rien à part descendre à toute vitesse ce foutu talus, zigzaguant entre les tessons de bouteille et les sacs poubelle. Depuis que les gars du squat l’ont pris en grippe, finie la belle vie, rencontre, une fois encore, avec la froideur de la nuit, à chercher plein de flip un bon endroit où caler ses miches pour roupiller pépère. Il est ivre. Encore une fois. Depuis des mois, pour de bon, il ne fait que ça. Accroché à ses angoisses, flippé de crever comme un con, de froid, d’overdose ou par la main d’un pauvre gars encore plus paumé que lui, qui lui foutrait un coup de surin en bas des reins, pour le plaisir ou pour quelques grammes. Va savoir, le résultat serait le même. Il ne pense qu’à se planquer. Qu’il se fuie lui-même ou la Terre entière, il n’a jamais fait que cela, fuir.

Il est en bas des rails, côté droit, elle est en bas des rails, côté gauche. Il traverse, parano, il regarde, gauche, droite, derrière, devant. L’ombre de Cathy qu’il prend pour un gars lui fout la frousse, gorgée de bière pour se redonner du courage. Elle se retourne et fixe l’autre côté des rails. Hé ! T’as du feu ? La bouteille tombe. Est-ce d’entendre une voix, quelle qu’elle soit, qu’il l’a fait descendre de son flip, ou la surprise d’entendre une voix de femme ? Allez savoir. Ouais, ouais, j’ai du feu. Tiens. Merci. Tu vas où ? Je sais pas. Ah. Et toi ? Chez moi. Silence. Train. Attends. J’ai envie de pisser. Tu m’attends pour le reste du chemin ? Ok. Cathy défait ses cheveux, réflexe de minette face à un mec, même face au pire cageot, femme a besoin de se sentir belle, regardée. Et désirée. Il est de retour, du même côté qu’elle cette fois. Hé merde, je m’en suis foutu plein les mains ! Elle rit. Tu m’essuies ? C’est sorti tout seul. Allez savoir pourquoi, les êtres humains sont plein de mystères. Elle rit encore. Sauf qu’elle pige, elle pige qu’il ne plaisante pas. Non. Assure, fais pas ta catin, essuie-moi. Avec ta langue. Sa main est dans la sienne maintenant, c’est bête pour elle, son je-m’en-foutisme habituel l’a privé de la faculté de penser à courir très vite, en braillant très fort. C’est d’autant plus con que sa main, il la sert très fort. Et que maintenant elle touche autre chose, quelque chose de bien plus dur, maintenant c’est sa bite qui la touche. Contre sa volonté, un chibre bien bandé sous sa petite main de jeune femme qui n’en fait habituellement pas grand-chose de bien efficace. Qui tient l’autre ? Lui, il tient sa main à elle sous sa main à lui, et dans sa main à elle, sa bite à lui. Il la retient par la tension qu’il provoque en elle, juste ça. On dit que la peur paralyse. Elle pourra en faire l’analyse en s’auto-flagellant, se disant et si j’avais couru, crié, mordu, griffé. Tenté quelque chose. Mais non. Pétrifiée. Par ce sexe bandé qui sort d’une braguette puant l’urine et s’impose à elle. Petit mouvement, léger halètement et voilà qu’il n’est plus parmi nous l’ami, ce n’est plus lui qui  pense, c’est sa bite. Allez comprendre. Cathy abdique, eût-elle résisté que cela n’eût servit à rien. C’est ce qu’en dira la voisine.

Pour l’heure, la voisine, elle n’est pas là et le je-m’en-foutisme non plus, reste juste une abyssale panique. Elle a envie de  dire, dis-moi si ça fera mal, dis-moi que tu m’feras pas de mal. Dis-moi, dis-moi n’importe quoi mais quelque chose de rassurant, pas un j’t’aime, vu l’instant, ça serait pas crédible, mais dis quelque chose ! Lui tout ce qu’il en dit, c’est : essuie. Lave. Lave la, allez, sois pas timide, allez ça fais pas mal ça. Là elle se rend compte que mal ou pas, ce n’est pas plus rassurant. C’est pareil, en moins violent, oui, peut-être, quoique même ça, là, elle ne sait pas. Elle se rend compte aussi que sa pensée fut audible. Elle était pourtant persuadée de se parler en aparté. Putain mais essuie bordel ! Essuie j’te dis ! Sa tête est dans sa main maintenant, collée contre lui, contre son sacro-saint chibre, elle aspire, y a pas le choix. Voilà. Tu fais ça et tu le fais bien, merci.

Merde ! Et merde. Ca y est, il a joui. Elle suffoque. Elle en a plein la gueule. Ca dégouline. Pas content il est le monsieur. En même temps, ça, ce n’est pas sa faute à elle. Elle y a mis du cœur en dépit du dégoût. Oui, elle s’est appliquée. Mais pas le temps pour elle de respirer un peu mieux que ça, direct, lâché de genou. Et elle, elle pousse un hurlement. Lui, il atterrit de son délire parce que depuis qu’ils sont là, c’est la première fois qu’elle crie. A croire qu’il ne s’y attendait même pas. A croire surtout qu’il pige à l’instant que, juste avant le cri le coup de genou, avant que cette fille ne soit à genoux, elle voulait juste du feu. Là, elle y songe enfin. A déguerpir. Il a l’air con. Très con. La bite à l’air, il restera la nuit entière à compter les trains de nuit comme autant de rappel que furtivement, il vient de ligoter à l’angoisse, comme à ses rails, une voyageuse qui se foutait de la destination et de lui rouler dessus sans jamais penser à ralentir, parce que pour ralentir, c’est comme pour déguerpir, faut réfléchir.

Il avait déjà envie de se carapater avant mais là, c’est fini pour lui pense-t-il. Soit. Un train en feu vient s’arrêter juste sous son nez dans un crissement monstrueux ne lui écrase que le bout des pieds. Et le train avance et le train recule. Il a mal, très mal, il reste hagard, se réveille en sursaut. Réalise que l’espace d’un quart d’heure, il n’a pas balisé, ou bien il n’a pas réfléchi, c’est au choix, selon lui. Lui, si petit, épuisé de fuir sa propre vie, se sentant si grand devant cette fille qui, elle, se sentait si grande de n’être rien, n’y étant absolument pour rien dans le bon ou mauvais ordre du monde ; parce que les hommes, les codes, l’entreprise, les bonnes manières, dit-elle, ne sont qu’une immense farce, un piège à con. Lui, il se balance comme un chiard à taille adulte. Un adulte qui a l’air d’avoir cinq piges. Il plane d’un miroir à une fenêtre. Il se voit lui dans une salle de bain faussement propre où il étouffe, regarde par la fenêtre. Il prendra le premier train qui passe. C’est lui le grand con, c’est ce qu’elle se dit, lui, le trouillard et elle… Elle est obnubilée par son petit con apeuré serré, serré, serré, tellement serré que rien ne pourra plus y passer avant un bon moment, rien que se laver les dents lui foutra des relents. Lui, il se sent con. Alors il se dit, soudainement, stop, il faut en finir. Vite, quelque chose, vite, un schlass, ou quoi ? N’importe quel truc contondant, allez hop, on se taille les veines pour finir béatement dans la contemplation de son propre sang, son propre sang qui coule, coule et coule encore, mais coulerait en fait. Parce que là, il balise avec son machin reluisant sans aucune trace de sang. Le courage des lâches, c’est une fois dans une vie, non ? Bah voilà, lui, il a eu son heure et là, il est lui-même. En sueur. Et pour conclure il se voit partir en trip tout seul dans un wagon de marchandises avec des bœufs et des dindons. C’est bien plus effrayant que de la molester elle, que de foutre fin à soi-même. Le courage des lâches.

Cathy ne prend plus que les grandes avenues. Quand elle boit en terrasse, elle se planque derrière le journal. Ce jour-là, le café ne désemplit pas. Elle est enveloppée par la foule, enroulée, protégée. Rien ne peut lui arriver. Jusqu’à la rubrique fait-divers. Entre le chien de la voisine écrasé et les vieux qu’on a retrouvé décomposés, la treizième voie. Un mec s’est bazardé. Y en reste quasi rien et tout ce qu’on en sait, c’est qu’il a couru droit devant lui, sans se laisser une maigre chance de survie, droit devant, droit devant ce foutu train, avec aux manettes un pauvre gars désespéré empoignant le frein de secours. Seule une main a été retrouvée. C’est cette main, immortalisée sur papier au milieu de tout et de rien, qui la fait frissonner. Sans savoir si c’était pour elle ou pour lui, elle s’est enfermée aux chiottes une plombe. Pour y chialer et vomir.    

Les ambitions suicidaires de Sarah Kane



Elle avait dit qu'à 4h48 elle ne parlerait plus. Elle s'est suicidée à 5h.
Pourquoi vivre puisque personne n'entend ? 
Le monde n'entend que lui et la rumeur sourde de ses habitudes, de ses convictions.
Qui écoute l'autre ?
Pourquoi a t'elle dit et fait ce qu'elle avait dit à 12 minutes d'intervalle.
Pourquoi, surtout, personne ne l'en a empêché.
Pourquoi, et c'est tout, personne ne l'a aimé.
Assez aimé.
Je sauterai certainement moi aussi.
Parce que c'est peut-être la seule fin possible pour ceux qu'on a privé d'eux-mêmes.
Vous ne m'empêcherez pas de mourir, puisque vous ne m'avez pas aider à vivre.
C'est maladif. Tout en relevant plus de la poésie que de la maladie. Ce n'est qu'une prison à ciel ouvert. Comme l’hôpital où Kane s'est pendue. Pour ne plus aimer. Enfin. 


Hedda et le clair-obscur


Noir. Ou clair-obscur. Ses pensées étaient claires, toute la soirée durant. La nuit nous enveloppant, c’est clopin-clopant que nous sommes rentrés. Ensemble.  Les clair-obscur se marient si bien quand la pénombre nous rends gris tout deux sous la lumière tamisée des halogènes. Je t’ai connu une nuit. Ton visage s’estompe déjà, me reste le souvenir des corps. Quand au levant tu en redemandais, le jeu était déjà fini puisque l’obscurité n’y était plus. Je ne donne rien dans la clarté, mais donne tout dans mes élans d’ivresses profondes, noires comme l’ébène. N’insiste plus, le jeu est déjà fini. Il eut fallu prendre de force ce que je ne voulais plus donner ou me laisser m’adonner mais à moi, il ne faut rien me demander. Le jeu a commencé comme mon ivresse l’a décidé, il a pris fin quand mes pensées l’ont voulu. Pardonne-moi mais tu n’es qu’une proie au milieu des autres. Même si j’ai aimé la clarté de tes pensées, l’obscurité de tes traits, pardonne-moi, mais ce jeu n’était pas fait pour durer. 

Hedda m'a parlé de toi


Toi... qui soutiens mon regard quand tu me fais glisser vers le plaisir… qui me glisse à l’oreille que tout peut durer le temps que je le souhaite…  Scrutant en nos iris le point de rupture de chacun, le moment où l’un donnera à l’autre le tournis, c’est à la perfection que nous interprétons nos rôles. Sans avoir eu besoin de répéter fusent les répliques, les rythmes changeants au gré de l’excitation des corps, quel jeu d’acteur. Drôle de réplique pour une drôle de danse où tout y passe, de la bestialité à ces charmes doucereux qui sont tiens,  que je n’ai jamais connu ailleurs, charme des rôles que l’on se donne, à la violence de nos sensualités. A l’évidence je devrai jouir et pourtant cela ne vient pas, pas complètement, ouvertement et pourtant, car je refuse de laisser libre ce dernier carré, cette chasse-gardée que sont mes dons d’orgasmes comme d’autres font don de leur sang. Je n’ai que mon sexe à te donner alors prends le. La Valkyrie que je suis ne lâchera pas une miette de son territoire au tien, pas encore et pourtant j’attends, je retiens, contiens cette petite mort qui grandi à l’intérieur de moi.

Et puis, insultée, humiliée, réduite à rien, comme j’ai aimé désespérer de toi. Hurler de plaisir, quand toi tu grognes les mots les plus avilissants. Prise à en pleurer sous les coups. Brûlée, consumée, parfaitement incendiée. Réduite en cendres. Oui mon amour, je t’ai aimé et ce fut trop. Je ne plus faire n’importe quoi avec toi. J’en suis devenue n’importe qui, n’importe quel trou, n’importe quelle balle pourrait me transpercer, ce serait toujours toi dans ces jeux là. Tu vois, là, je n’en peux plus je crois.

Café ?


Je me suis raccrochée à une boite de sucre. Celle que tu as achetée, de la bonne couleur. Le roux qui va avec le café. Celui que j’aime t’apporter, même quand je pense qu’il est dégueulasse, juste parce que l’espace de trente secondes, j’y gagne un sourire. A chaque fois je viens en paix et je repars en peine. Alors je m’accroche à cette boite de sucre. A tes rires à mes vannes de merde. A tes yeux qui me cherchent quand je les fuis. Aux miens qui te cherchent lorsque c’est toi qui fuis. Reste à me resservir un café, puisque tu ne proposes pas le dessert. 

Les verbes du troisème groupe


Devoir pouvoir savoir voir
Apercevoir recevoir entrapercevoir croire écrire
Sourire rire courir dire faire